mercredi 7 mars 2018

Copenhague : samedi et dimanche

©Axel Pivet - Auto-croquis dans la vitre arrière d'une voiture

A Copenhague il n'y a pas de café au sens où on l'entend à Paris mais on y consomme des litres de café notamment chez Espresso House que l'on trouve à tous les coins de rue, conçus comme des Starbucks mais idéalement hyggelig. Se prénommer Axel là-bas quand on est touriste est la garantie d'être bien accueilli et au moins personne ne vient écorcher mon prénom en un "Alex" dysharmonieux. Il y a un square Axeltorv et un immeuble Axelborg, homonyme de l'éternel adversaire de Guy Lefranc en BD, mais que l'on peut traduire par Château d'Axel.

©Axel Pivet - Garde royale / Nyhavn - Copenhague

©Axel Pivet - Nyhavn, Copenhague

La gastronomie est plaisante, pas trop abondante mais qui tient bien au corps. Saluons l'effort de toujours traduire les cartes, idéal pour comprendre le contenu d'un plat. La tartine est un classique, tranche de pain généralement noir recouvert à l'inspiration de chaque restaurant.
Contrairement à une idée reçue, le saumon n'est pas servi à toutes les sauces, bien au contraire. Mais trois jours sont trop courts pour évoquer sérieusement la gastronomie d'un pays.

©Axel Pivet - Jardin Botanique de Copenhague

©Axel Pivet - Jardin botanique de Copenhague

Je rentre de ce séjour en ayant découvert l'origine du mot bluetooth, inspiré du roi danois Harald Blàtand ou Harald à la dent bleue qui à la fin du 1er millénaire a réalisé l'union des tribus danoises. Les initiales de son nom en runes donnent le logo de cette technologie.

©Axel Pivet - Pont entre le Danemark et la Suède

©Axel Pivet - Circle Bridge à Copenhague

Souvent quand on voyage on se projette en s'imaginant vivre en ce lieu mais l'adage reprend vite ses droits qui dit "voyage le monde et aime ton pays", qui vous ramène à la maison. Pourtant Copenhague est une ville dont l'art de vivre se fait réellement sentir et sans attendre. Oui le Danemark est un pays où il fait bon vivre et je comprends que ce soit le pays du hygge, cela se sent.

©Axel Pivet - Restaurant Kompasset, Nyhavn, Copenhague

©Axel Pivet - Restaurant Kompasset, Nyhavn, Copenhague

Assis sur les berges du port après avoir achevé un croquis, doucement mordu par un froid sec, j'ai perçu le plaisir le bonheur que l'on peut avoir à vivre de vivre à Copenhague. Dommage que le danois ne soit pas aisé à comprendre ni à parler car en dehors de dire "bonjour" (hej) et "au-revoir (hej hej) mais aussi "merci" (tak) je ne suis pas parvenu à identifier un traitre mot.

©Axel Pivet - A Copenhague, le métro et l'aéroport

©Axel Pivet - en vol à bord d'Easy Jet

©Axel Pivet - en vol à bord d'Easy Jet

En clôturant ce carnet consommé en à peine trois jours je synthétiserai Copenhague d'un simple mot : charmant !
Il y a autre chose aussi : pour un français, cela fait du bien d'aller se promener dans une capitale où la présence policière et militaire n'est pas perceptible à l'oeil nu, où le sentiment de sécurité prédomine presque palpable dans l'air.
Merci Copenhague !

©Axel Pivet - retour à Paris







Nyhavn de jour
Nyhavn la nuit
Hyggelig chez Kompasset à Nyhavn
un hamac en plein square

lundi 5 mars 2018

Copenhague : vendredi et samedi

©Axel Pivet - Roissy CDG, Airbus 320 d'Easy Jet

Quand on parle de Copenhague à un primo visiteur, à quoi pense-t-il ? Au froid et à la Petite Sirène sûrement, au pays du hygge peut-être, carte postale de façades colorées au-dessus d'un bassin à la rigueur. Que sait-on vraiment de son dynamisme ?

Comme Vienne et Bruxelles l'hyper centre est assez petit pour être facilement parcouru à pied ou en bus. La circulation n'y est pas dense, on y respire. Cyclistes comme piétons marquent strictement la signalétique lumineuse ; qu'un touriste traverse quand le piéton est rouge, c'est sous les regards réprobateurs des locaux.



©Axel Pivet - En vol à bord d'Easy Jet

©Axel Pivet - en vol à bord d'Easy Jet

Voilà une ville où l'usage du vélo est vraiment encouragé, avec des espaces de rangement appropriés, des pistes cyclables dédiées et dissociées de la chaussée.
Les berges du port représentent une formidable promenade même si, à la différence de celles de Londres on y croise moins de cafés.
Le bateau bus jaune et noir parcourt inlassablement les quelques kilomètres d'eau, abeille butinant sans cesse aux mêmes appontements. 

©Axel Pivet - Copenhague, Café Norden

©Axel Pivet - Copenhague, promenade en bateau

Les bateaux promenade sont larges et plats afin de pouvoir se glisser sous les ponts des canaux de Christianshavn d'un côté et de Palace Island de l'autre bord. Ils rappellent ceux d'Amsterdam. La guide au micro reste à l'extérieur pour surveiller que les passagers assis dans la partie découverte à l'arrière baissent bien la tête sans chercher à attraper les ponts. Elle ressemble à un lutin avec son bonnet à pompon qui pendouille en arrière.
Quand le bateau approche du rocher de la Petite Sirène, il prend un gîte sévère quand tout le monde se précipite du même bord pour la photographier de dos.

©Axel Pivet - Copenhague, promenade en bateau

Curieuse statue que cette sirène, plantée à là à regarder vers la mer et non vers la terre, sur un rocher qui touche la berge, à taille humaine finalement. Qu'est-ce qui a pu la rendre iconique à ce point ? Est-ce sa nudité qui attire les foules ou à force d'être connue plus personne ne se pose plus de question et tout le monde vient la voir parce qu'il faut la voir ? Moi-même, qu'est-ce qui m'a motivé jusqu'à elle, jusqu'à la dessiner ? C'est le charme du voyage.

©Axel Pivet - Copenhague, autour du jardin Tivoli
©Axel Pivet - Copenhague, hôtel Scandic Webers

©Axel Pivet - Copenhague, la Petite Sirène

Les Danois ont cette gentillesse qui compense le froid de l'hiver baltique ; parler anglais leur est naturel face à un visiteur, jamais avare d'un mot agréable, d'un sourire. On retiendra l'attention du serveur de Kompasset à Nyvhavn, qui vous fait la fête de nous voir revenir chez lui avant de prendre l'avion ; l'humour délicat du serveur de Tivoli qui apprécie le croquis du homard qu'il a apporté peu avant à table.

©Axel Pivet - Copenhague, l'opéra et Marble Church
A SUIVRE DANS LE PROCHAIN ARTICLE SUR COPENHAGUE !

©Axel Pivet

Un immeuble à mon nom !

Croquis chez Espresso House

Hommage au Prince Henrik, récemment décédé
La vue au-dessus du port


mardi 1 août 2017

Week-end à Rome - part 2


Une journée entière à marcher, déambuler, visiter, dessiner, goûter aux plaisirs de Rome, forcément cela donne aussi envie d'une pause détente en fin d'après-midi. Direction la piscine de l'hôtel, sensée être un lieu au calme que fréquente plutôt une clientèle formée d'équipages des compagnies aériennes en escale à Rome, mais ce jour-là assaillie par une horde de bikers de tous âges, tatoués jusqu'aux sourcils, buvant bière sur bière au son d'une musique à faire fuir. Bienvenue dans la "Pool party" organisée par le club local des Hell's Angels...


La salle de fitness en sous-sol est d'accès réservé aux clients de l'hôtel, loin du bruit et de cette fureur mécanique, donne l'occasion puisque nous n'avons pas fait assez d'exercice (seulement 13 km de marche à cette heure) d'en ajouter une couche.


Cette entrée en matière donne enfin la possibilité d'envisager un dîner à l'italienne et c'est en cherchant à ne pas tomber dans les pièges à touristes que bien entendu nos pas nous ont directement guidés vers un haut-lieu de cette activité, la Place Navone...


Peu importe, une petite table nous attend en bordure de terrasse avec une vue parfaitement dégagée sur la fontaine des Quatre Fleuves du Bernin, qu'anime le bal des promeneurs au son des musiciens de rue faisant le tour de la place, s'arrêtant devant chaque terrasse pour jouer leur répertoire.
Des lueurs montent puis redescendent, le dernier jouet à la mode des vendeurs à la sauvette, sorte de personnage illuminé par une diode projeté en altitude par un élastique, redescendant comme un hélicoptère.


Goûter des pastas (en quantité somme toute plus que limitée, loin de la plâtrée à laquelle on aurait pu s'attendre) et ainsi garder un peu de place pour découvrir le Tartuffo. Tre Scalini se fait une gloire de ce dessert glacé, avant de constater que l'établissement voisin s'honore d'être LA maison du Tartuffo. Manifestement il en va du Tartuffo comme de la galette en Bretagne.

Et pour rester en forme, encore un peu de marche à pied digestive qui mène vers le Tibre, et de là vers le Château Saint Ange et tant qu'à être là autant aller voir le Vatican de nuit, remonter la Via della Concilazione étonnamment vide et profiter de la Place Saint Pierre dégagée de ses visiteurs.
Souvenirs émus de notre voyage ici même il y a 3 ans organisé pour aller rencontrer le Saint Père.


Dimanche se lève au bord de la piscine redevenue calme mais avec d'autres vacanciers arrivés dans la nuit ; rapidement le bassin prend des allures de périphérique aux heures de pointe. Quitte à fréquenter de la foule, inutile que ce soit en maillot de bain, direction le centre ville pour goûter encore une fois de son ambiance, du contraste de la chaleur ambiante avec la fraicheur d'une placette ombragée ou qui se dégage d'une fontaine.


Une pensée pour cette ville qui de toute son histoire n'a jamais manqué d'eau grâce aux fleuves, rivières et lac souterrains, et qui en cet été 2017 envisage de procéder à des coupures d'eau.


Mais il est temps maintenant de songer au retour, prendre le Leonardo Express à Termini pour rejoindre Fiumicino. Cette fois le train est rempli, notamment de voyageurs qui se pensent seuls au monde et parlent et rient à gorge déployée sans le moindre souci de la gêne qu'ils peuvent occasionner aux autres... Croisons les doigts qu'ils ne se rendent à Paris.


L'expression nez à nez prend tout son sens pendant le temps d'attente pour l'embarquement : l'avion est là, devant la baie vitrée du terminal et une place m'attend presque dans l'axe pour en faire le portrait. Souriez !


Concert de dérives aux flammes de compagnies aériennes européennes, toutes ici membres de la même alliance Sky Team. On est en famille...



La vue par le hublot fait partie intégrante du voyage qu'elle vient prolonger. La côte italienne se dessine sous les ailes dès le décollage, les îles se dévoilent les unes après les autres avant que l'avion ne se fasse happer par les nuages. Puis la plaine du Pô se laisse voir et enfin opère la magie des Alpes suisses (nous sommes assis sur tribord, l'autre rang à gauche profite du Mont Blanc). La couleur marron est teintée de violet depuis cette altitude, que troue une tâche du blanc des neiges éternelles (mais sont-elles si éternelles que ça ?...).


Puis c'est la remontée dans le nord, la frontière avec la France est passée à la verticale du Lac Léman. Les nuages désormais seront le seul paysage à apercevoir, les turbulences entrent dans la danse.
Il faisait 31° au moment du décollage à Rome, le pilote nous en annonce 21 à Paris. La pluie fouette le hublot, comme pour aider à ne pas regretter que le week-end soit déjà fini. Lundi sera un jour comme un autre, assis à son bureau à traiter les dossiers qui restent avant les vacances. Un jour comme un autre mais plus riche de belles images engrangées au long de ces rues chantantes et un carnet gonflé de souvenirs croqués à la volée au bonheur du pinceau. 




lundi 31 juillet 2017

Week-end à Rome - part 1


Le jeudi soir se prendre d'envie d'ailleurs, flâner sur les sites internet des voyagistes, se laisser aller à rêver à du soleil et de la chaleur quand à Paris un vent du nord transforme l'été en début d'automne.
Se regarder soudain en se disant... qu'il fallait maintenant filer préparer une valise, pour être à même de rejoindre l'aéroport demain en sortant du travail.


Se retrouver tout étonnés quand au bout des transports en commun il n'y a pas la maison mais le Terminal 2F de Charles de Gaulle, non pas Etoile mais Roissy, être ensemble au milieu de vacanciers qui partent ou sont sur le chemin du retour, quand nous ne sommes pas encore en vacances.


Monter à bord d'un Airbus d'AirFrance, non pas pour se rendre quelque part chez un client ou sur le lieu d'une signature sur une opération de fusion-acquisition, mais pour profiter l'espace d'un week-end de n'être qu'à deux, sans enfants.


Profiter des soins de l'équipage, bouquiner un guide touristique en se demandant quel programme de visite va-t-on choisir pour le lendemain... Dans la nuit tombée imaginer ces territoires qui défilent sous les ailes.


Prendre le dernier train qui part en centre-ville, vide et presque froid. L'histoire oubliera que nous ne sommes pas descendus à la bonne station et qu'il a fallu marcher sur des routes dépourvues de trottoir quand l'hôtel est de l'autre côté du fleuve mais que le premier pont est à bonne distance, jusqu'à ce qu'un taxi qui rentrait chez lui en fin de service accepte de s'arrêter et avec une étonnante gentillesse nous dépose enfin à destination. Il est presque 1 heure du matin quand la lumière de la chambre pourra s'éteindre.


Au réveil, le petit bonheur des arrivées nocturnes est justement d'ouvrir le rideau et de découvrir de l'intérieur l'environnement que la nuit masquait il y a quelques petites heures. Sourire d'être là, ne pas croire ses propres yeux.


A l'ombre d'un parasol, au-dessus de la piscine qui fait remonter sa fraicheur, goûter un cappuccino et une viennoiserie romain (ce qui n'est vraiment pas leur spécialité !). Déjà la palette d'aquarelle se réjouit des couleurs et de la lumière qu'elle pourra traduire.



Etre à Rome ! On s'émerveille devant les monuments antiques, bien restaurés depuis ma dernière visite de cette partie de la ville il y a... 19 ans. Il faut laisser l'Histoire dire ce qu'elle a à partager au milieu de ces pierres, laisser monter en soi les cris des combats dans l'arène du Colisée mais aussi la vie de la Cité dans les allées du forum.


Certaines expressions sont tellement usées d'être usitées que plus personne ne prend garde à leur origine ; mais sur le forum juste derrière les célèbres colonnes qui restent du temple de Castor et Pollux, il y a le temple de Vesta, la maison des vestales et l'emplacement où en permanence elles entretenaient... le feu sacré. Tout à coup ce qui n'était qu'expression devient réalité historique palpable.


Du forum on peut déambuler dans les rues vers le centre de la ville plus récente et baroque. On entre dans une supérette prendre de l'eau et c'est la confrontation avec les prix à la romaine : le caissier n'a pas compris quand je lui ai demandé s'il avait bien passé tous nos articles mais le prix était si bas qu'avec ça à Paris nous n'aurions payé qu'une seule bouteille !
La chaleur en plein midi devient intense, dessiner sous le soleil malgré un bon chapeau vire à l'épreuve ; les églises sont des havres de paix où l'on peut trouver de la fraicheur et la douceur d'une pause spirituelle. Prier dans le Panthéon désormais équipé de bancs pour la zone de recueillement n'est pas évident, les bancs étant plus occupés par des touristes heureux de s'asseoir tout en continuant à discuter à voix plus ou moins hautes malgré les panneaux demandant le silence s'agissant d'une église.
Sans doute est-ce difficile à croire pour certains car les églises rondes sont plutôt rares !


Rome éternelle qui offre toujours autant de plaisir. Je m'amuse de voir que j'arrive à retrouver mon chemin dans des quartiers que j'ai visité 19 ans plus tôt, preuve de l'impact de cette ville sur les souvenirs...


(à suivre !)