Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles

lundi 2 janvier 2017

Au musée de la Marine de Paris


Enfant j'habitais à proximité immédiate du Palais de Chaillot et je fréquentais le Musée de la Marine comme d'autres faisaient du shopping, très régulièrement.
La mer depuis tous temps est une passion et les bateaux m'ont toujours fasciné, y compris en tableaux et maquettes.
Les allées du Musée de la Marine étaient pour moi, Breton exilé à Paris, un lieu de rêve et de voyage, d'évasion sur des modèles réduits mais amplement suffisants pour assouvir la passion.
De grandes rénovations ont modifié l'aspect du musée, la reproduction de la passerelle d'un bateau a disparu mais le souffle de la mer, le vent de l'Histoire et la chaleur du patrimoine maritime de nos côtes sont toujours aussi vifs et vivants.


Célébrant le centenaire de la création de l'aéronautique navale, une salle consacrée à l'aviation de marine, autre passion d'enfance que mes yeux ne m'ont pas permis d'assouvir, mérite de s'y arrêter.

Elle jouxte la galerie des maquettes de la Marine de l'ère moderne, dont celle familière du Georges Leygues, frégate qui m'est contemporaine et en quelque sorte ma demie-soeur, mon père en ayant été l'ingénieur chargé de sa conception et construction.

Il reste peu de temps pour se rendre au Musée avant sa fermeture pour une longue période de rénovation, une "IPER" comme on dit dans la Marine (Indisponibilité Prolongée pour Entretiens et Réparations) qui va se poursuivre jusqu'en ... 2021 !


lundi 3 octobre 2016

Au musée Delacroix


Au coeur du quartier Saint Germain des Prés, dans le 6ème arrondissement de Paris, se nichent quelques pépites surprenantes, discrètes et bien cachées. Place Furstenberg, quelques arbres encadrent un lampadaire à cinq globes et donnent à ce petit espace un charme fou.
C'est là dans l'angle que s'ouvre une cour par laquelle on accède au musée Delacroix, dernière demeure du peintre qui avait choisi de s'y installer pour se rapprocher du grand chantier qui l'occupait alors, la décoration d'une chapelle de l'église Saint Sulpice.

En haut d'un grand escalier, on pénètre dans l'appartement du peintre, quelques pièces où sont réunies diverses oeuvres de Delacroix ou sur Delacroix. Ainsi deux portraits se répondent l'un l'autre : Delacroix peint par un ami et cet ami peint par Delacroix. Ou encore l'esquisse d'un tableau mettant en scène un épisode célèbre des prémices de la Révolution, Mirabeau signifiant à Dreux-Brézé envoyé par le Roi le refus du Tiers Etat de se séparer. Le tableau final est à Copenhague mais déjà ici on reconnait non pas les personnages à peine esquissés, mais leurs allures, leurs gestes, le tout déjà peint à l'huile.


En descendant quelques marches qui mènent au jardin, la visite se poursuit dans l'atelier de Delacroix, vaste pièce qu'éclaire une haute fenêtre et une verrière zénithale. En contournant la cheminée on trouve une petite pièce où est exposée la copie d'un tableau célèbre dont l'original est au Louvre, autoportrait de Delacroix ici par Jules Letoula que les français ayant plus de 20 ans connaissent bien pour avoir figuré sur les billets de 100 francs. Delacroix sur ce tableau avait 39 ans.

Un buste en plâtre teinté le représente académicien, il a donc plus de 59 ans. La chevelure toujours folle mais plus longue, le visage plus empâté et sévère et un nez digne de Cyrano.


Puis on descend profiter du jardin, au creux des immeubles qui se dressent tout autour et qui forme un rempart contre les bruits de la ville pourtant si proche. C'est un espace paisible, qui appelle à profiter de son calme en admirant la façade de l'atelier décorée de fresques à l'antique. De ci, de là, des livres sont proposés pour s'installer et lire tranquillement là où Delacroix a vécu heureux ses dernières années. Un lieu qui sans l' opiniâtreté d'une société créée spécifiquement pour aurait été détruit pour céder la place à l'urbanisation galopante.