lundi 11 avril 2016

Visite chez l'impératrice Joséphine



A quelques kilomètres de Paris, Rueil-Malmaison perpétue le souvenir du séjour de Napoléon Bonaparte et de Joséphine de Beauharnais, sa première épouse.

Acquise en 1799 au retour de la campagne d'Egypte, la Malmaison sera la résidence privée du couple où Napoléon goûtera toujours du plaisir d'une promenade, tout en s'organisant pour pouvoir y travailler comme aux Tuileries.

Avant d'arriver au parc de la demeure, on peut profiter du Parc voisin de Bois-Préau qui se déroule autour d'un petit château qui se laisse deviner au travers le feuillage des arbres qui poussent à nouveau en ces premiers jours agréables du printemps.


Endroit idéal pour prendre un repas champêtre et de profiter de la multitude de pâquerettes et autres petites fleurs des champs.

Puis de là on rejoint la Malmaison, son style simple à l'extérieur, chargé à l'intérieur, porteur d'émotion tant de pages importantes de l'histoire de l'Empire s'y sont déroulées.


Napoléon s'était créé là un cadre enchanteur pour travailler, qu'il continuera de fréquenter après son divorce d'avec Joséphine qui en conservera l'usage.
Tout ici rappelle la famille impériale, Madame Mère, la reine Hortense, le Prince Eugène (l'arbre généalogique de Joséphine nous apprenant qu'elle a donné comme descendance un empereur - Napoléon III - mais aussi des lignées de souverains au Danemark, Norvège, Suède, Luxembourg et Belgique !).




Un lien si attachant que Napoléon, quittant l'Elysée où il a signé le second acte d'abdication au terme des Cent Jours, y est venu passer quelques jours avant de partir pour l'Ile d'Aix et l'exil vers Ste Hélène.
De St Hélène d'ailleurs il reste un souvenir émouvant : à quelques pas de la berline qui a conduit Napoléon à Waterloo figure le corbillard aménagé pour son enterrement, simple plateau d'un carriole peinte en noir.

Un jardin délicieux pour profiter des rayons du soleil, goûter la vue sur cette demeure si plaisante où l'on comprend que Napoléon ait pu être si heureux.




lundi 7 mars 2016

Week-end à Vienne - jour 3


Ce matin, la pluie qui tombe dru sur Vienne incite volontiers à rester au chaud ou au contraire à s’élancer vers les musées. C’est lundi et la clientèle de l’hôtel semble avoir changé, les touristes du week-end on laissé place à une population active et affairée.
Dans nos tenues de visiteurs nous dépareillons de toute évidence…



A trois stations de métro de l’hôtel, le quartier des musées, MuseumQuartier est articulé autour des anciennes écuries impériales en proposant une large palette de sujets, de l’art moderne jusqu’aux Beaux-Arts et l’Histoire naturelle.

Le Leopold Muséum abrite la plus grande collection des oeuvres de deux peintres phares de l’art moderne du début du XXème siècle en Autriche, Scheile et Klimt. Je ressors de cette confrontation avec la conviction que mes goûts artistiques sont bien éloignés… Mais que dire de la magnifique vue panoramique qu’offre le 4ème étage du musée, donnant sur les deux bâtiments jumeaux aujourd’hui musée qui ferment l’enceinte de la Hofburg dont les toits sont visibles en arrière plan. Petite halte de rêverie.


A la pointe sud de la Hofburg, à proximité de salles d’apparat magnifiques que porte l’Histoire, le musée de l’Albertina propose actuellement une magnifique exposition sur une collection qui s’étend de Monet jusqu’à Picasso.




En sortant de ces musées, il nous reste quelques temps avant de regagner l'aéroport, moments de flânerie parfois interrompus par la pluie. Dernier coup d'oeil sur la Hofburg et ses statues majestueuses qui en encadrent l'entrée, pensées pour tous les évènements d'Histoire qui s'y sont déroulés.


Et l'heure arrive de reprendre l'avion, en passant par cet aéroport où les salles de départ sont celles d'arrivée, ce qui permet de parcourir une galerie marchande dans un sens comme dans l'autre pour ceux qui veulent un souvenir de dernière minute.


Le crépuscule nous enveloppe avant de partir vers l'ouest, en regagnant des heures de jour.



Vienne, trois jours de découverte pour se faire une première impression, avec l'envie d'y revenir pour en apprécier encore l'ambiance et l'art de vivre.




vendredi 4 mars 2016

Week-end à Vienne - jour 2



Se réveiller à Vienne ! A n'en pas croire ses yeux...
La vaste salle à manger de l'hôtel nous accueille pour le Frühstück, un solide petit déjeuner où le buffet propose comme toujours tant de choses que le choix en devient impossible.
Testons pour commencer quelques poissons fumés dont les Autrichiens sont friands, accompagnés de légumes frais et encore de ce fromage blanc mêlé d'herbes, puis bien sûr un détour par les viennoiseries. Le premier abord, manquant encore de connaissance, ne s'avère pas le meilleur choix : ce qui me semblait un pain au chocolat est mêlé de cannelle trop marquée et la brioche parait insipide. En revanche le Kouglof est délicieux !



Une journée pour marcher, en profitant d'un temps gris mais sec, en commençant par un tour au Prater, ce grand parc autrefois réserve de chasse ouvert au public par l'empereur Joseph II. La grande roue à l'entrée reste un monument historique datant de 1897, qui a pu résister aux bombardements de la fin de la seconde guerre mondiale, même si les wagons ont tous été changés. Ceci explique son côté massif, témoin des capacités ingenériales de l'époque.


Retour vers la Hofburg, palais des Habsbourg, en commençant par le Rathaus, l'hôtel de ville qui pendant l'hiver accueille une vaste patinoire à ses pieds, composée d'un grand espace et d'un circuit au travers le Rathausgarten.
De là, longer le bâtiment d'inspiration gréco-antique du Parlement pour entrer dans le Volksgarten et rejoindre le palais de la Hofburg. Son fronton majestueux abrite la bibliothèque nationale et ses trésors.


Petite pause pour déjeuner en cherchant cette fois à prendre quelque chose de léger, ce qui change.


Visite des appartements impériaux pour l'après-midi, complexe de trois musées qui débute par la collection d'argenterie et de vaisselle des souverains. Dans une pièce, l'ensemble exposé de plats, centres de table, couverts, assiettes, représente une tonne de métal précieux !
Autant de souvenirs venus de l'Histoire, ici un service de Sèvres offert par Louis XV à Marie-Thérèse, là un service ayant appartenu à Marie-Antoinette, là-bas un service de Napoléon Ier dont les armes ont été biffées pour y remplacer celle des Habsbourg...
Monter deux étages pour entrer dans les appartements impériaux, dont la visite débute par le musée Sissi qui réuni divers objets ayant appartenu à l'impératrice depuis quelques dents de lait jusqu'à sa dernière tenue, ses robes dont celle qu'elle portait pour le couronnement de Hongrie ou celle dite du bal d'adieu, donné avant son départ de Bavière pour se rendre en Autriche pour son mariage.


De là, les appartements impériaux sont une suite de pièces dont les dimensions oscillent entre le superbe et l'intime à la plus grande surprise du visiteur. Ainsi François Joseph vivait-il dans une chambre de petite taille et travaillait juste à côté dans un cabinet encombré de portraits de sa femme, dont un posé devant son bureau. Ainsi où que l'empereur levait les yeux il voyait sa femme dans l'image de se prime jeunesse.
Sissi quant à elle occupait des pièces plus vastes, avec une chambre qui est aussi salle de dessin, une salle de culture physique qui était aussi son dressing, une vraie salle de bain avec baignoire à robinet, un grand salon pour y prendre des repas avec l'empereur ou un plus petit salon, une salle à manger qui parait sans fin...


Enfin, poursuivre la promenade en poussant vers l'église des Augustins, où fut célébré le mariage de Franz et Sissi, vers l'Opéra national hélas fermé en ce dimanche.
Et rentrer pour se reposer et méditer sur les splendeurs vues pendant toute cette journée...



Finir la journée en testant d'autres spécialités culinaires viennoises notamment l'escalope panée (Schnitzel) et en dessert la Sacher Torte, gâteau au chocolat créé par la Maison Sacher près du StadtOper (l'Opéra) mais où il est plus difficile encore d'entrer qu'au Café Central. La maison Leupold, bien que plus récente, en propose un bien sympathique !



jeudi 3 mars 2016

Week-end à Vienne - jour 1


Se lever à 5 h 00, partir dans l'aube parisienne vers les lueurs toujours magiques d'un aéroport au petit jour, juste le temps d'avaler un café pour se présenter à l'embarquement.
Hier encore au bureau, ce matin à Roissy et dans deux heures en Autriche : une autre forme de magie...


L'avion est là qui nous attend sur le tarmac éloigné du terminal, rempli avec des sièges si serrés que mes genoux me chatouilleraient presque le menton ; petit en-cas en vol car en voyage on se nourrit quand on nous le propose, pas quand on en a envie.




A l'arrivée à Vienne, relier le centre ville en profitant de la navette ferroviaire qui traverse en flèche une banlieue industrielle à faire peur avant de glisser en souterrain. Une connexion avec le métro et nous voici au pied de l'Hotel de France, noble établissement datant de 1873 (cent ans avant ma naissance !). Ce n'est pas une chambre, c'est une suite ! C'est toujours une joie enfantine quand on voyage de découvrir son logis.



Déjeuner pour se confronter tout de suite à la culture culinaire autrichienne : des plats dont il n'est pas possible de retenir le nom sauf à le noter au carnet de croquis mais qui nous changent tout de suite. Sans oublier l'Apfelstrudel en dessert...


Arpenter les rues de Vienne le nez en l'air, au gré des découvertes des rues, franchir un porche pour remonter un passage qui en rappelle d'autres à Paris, s'émerveiller d'une chapelle au détour d'une rue incluse dans l'angle d'un immeuble, ouverte sur la rue mais qu'une vitre protège quand même.
S'éblouir devant l'architecture laissée par les souverains successifs, Marie-Thérèse, Joseph II, François-Joseph.


Se laisser happer par la perspective qui semble sans fin de la StephanDom, qu'en français nous traduisons par St Etienne (ce qui aide à comprendre pourquoi les habitants de cette ville s'appellent les Stéphanois).


Puis avoir le courage de faire la queue dans le froid de l'hiver pour avoir le plaisir gourmand d'entrer au Café Central, accueilli par le poète Peter Altenberg qui à force de fréquenter l'établissement en avait fait son adresse postale officielle, et qui maintenant trône en version mannequin à la table de l'entrée, mais aussi par Frantz et Sissi dont les portraits en pied trônent dans leur majestueuse jeunesse au fond de la salle, au-delà de tous ces pylônes et voutes magnifiques.



Se laisser emporter par le charme de l'Innere Stadt en pensant à tous ces grands personnages illustres de l'Histoire qui y ont vécu : Beethoven, Mozart, Freud, Strauss et tant d'autres !
C'est une ville historique qui se laisse visiter volontiers, d'un peu de marche à pied sans avoir besoin de reprendre les transports pour se rendre d'un site à un autre. Un ville d'Histoire comme je les aime.


vendredi 6 novembre 2015

Landevennec en poésie

Aquarelles et poèmes de l'auteur.




Landevennec,

Landevennec aux vents exposée
Au creux de la rivière doucement lovée
En un lieu magique établie
Pour de mâtines jusqu'à complies
Chaque jour comme chaque nuit
Vers les cieux faire monter une prière épanouie

La moderne abbaye d'une forêt émergeant
Fait revivre les pierres séculaires à quatre pas de là gisant

Tandis qu'en bas plongées dans l'Aulne
De vieilles carcasses hier encore fiers vaisseaux
Peuvent enfin mesurer à l'aune
Du temps qui passe au fil de l'eau
La durée de toute éternité

Et dans ce paysage inaltéré
Hors du temps mais pas hors de la vie
Les moines de cette abbaye bénédictine
Outre liqueurs et pâtes de fruits
Profitent de cette expression de la bonté divine



Au fil de l'Aulne,

L'Aulne et ses méandres
De la mer se voudraient conquérants
Et se verraient tel Alexandre
Parés d'un destin bien plus grand

Mais c'est ainsi avant la mer
Vaste obstacle s'étend la rade
Et tes eaux jusque là paradent
C'est assez beau n'en sois pas amère

De tes brumes surgissent des mystères
Sur tes flancs on jurerait des Korrigans
Et de la mer jusque dans les terres
Découvrir la Cornouaille en naviguant

Fleuve enjoué
Par un curieux pont enjambé
Au loin rejoint l'Elorn
Et peut rêver du Cap Horn

Ainsi coule en Basse Bretagne
Ce fleuve venu de la Noire Montagne
Des pieds du Menez Hom
Et au doux nom de l'Aulne







lundi 26 octobre 2015

Lorient et ses ports

On dit de Lorient qu'elle est la ville aux 5 ports : militaire, passagers, voile, commerce, pêche.
Ce qui est certain, c'est que quand on s'y promène le port semble un tant il est partout.


La construction navale, activité d'origine qui a permis la création de la ville, d'abord appelée L'Orient, est la dernière subsistance du port militaire.


Le transport des passagers se fait modestement mais activement entre Lorient et l'île de Groix juste en face, mais aussi entre Lorient et les communes alentours, notamment sur l'autre rive.


La voile en revanche est toujours plus active notamment autour de la Cité Tabarly où les anciennes alvéoles destinées aux sous-marins abritent désormais des coureurs de mer venus là se préparer à leurs prochaines courses.


L'Histoire reste bien présente dans cette base de Kéroman où l'on peut visiter un vieux sous-marin.


Vue de l'estuaire du Ter, les oiseaux de mer semblent se désintéresser de cette activité grouillante parmi cette forêt de mats.


Quand on s'approche, on peut croiser et aborder simplement tel skipper ou même ancienne gloire de courses au large en train de travailler sur son voilier.




Sans oublier de regarder avec plaisir l'ancienne capitainerie du port de Kernevel autrefois installée dans cette belle villa...